Bastringue#10

Samedi 20 février à 21:00

STUDIO AMANITA, ZA du Redon,11 allée des artisans, Anglet

entrée libre

Pensez à amener vos bières et ripailles à partager !

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Emma Morin lit GERTRUDE STEIN, « Listen to me, une piéce avant les actes »

GERTRUDE STEIN
Née en Pennsylvanie(USA) en 1874.
1903 rejoint son frère Théo à Paris en 1903 et choisit de vivre définitivement en France pays des arts et de la liberté! Leur appartement devient rapidement un centre de la vie parisienne : de 1919 à 1929 il attire les cubistes, les artistes d’avant-garde et nombre d’écrivains (Matisse, Gris, Picasso qui fera son portrait, Picabia ou Cocteau). Collectionneuse d’art avertie, mécène, personnalité excentrique, elle est aussi poétesse, écrivain, dramaturge et féministe.elle est aussi l’inspiratrice
de la nouvelle littérature américaine de l’entre-deux guerre. Elle influence Fitzgerald ou Hemingway.
« Listen to Me, Une pièce avant les actes » est un texte écrit en anglais et traduit en français par l’auteur.
Écrite en 1936, cette pièce s’inscrit dans la continuité du mouvement Dada, lequel mettait en cause la représentation, le
monde moderne et le sens de l’oeuvre, et prônait la matérialité même de la langue : le mot existe dans sa présente
réalité. Gertrude Stein avait le projet de créer le spectacle avec Francis Picabia, ce qui ne put se faire compte tenu de la
situation économique et politique de la France à la veille de la seconde guerre mondiale.
« Listen to Me » décrit des gens, des choses, des actions, en dérangeant les habitudes de lecture, d’écoute, comme pour
pallier l’impuissance de la description à dire ce que nous percevons. Le texte est une traversée acoustique et sensuelle,
où tout mot est son.
« Listen to Me » c’est aussi une histoire amoureuse. Quelqu’un cherche l’autre.
Doux William, cher doux William qui cherche sa Lillian.
C’est l’épreuve de l’amour : un regard sur le jeu, la quête, l’attente, la disharmonie que cela crée. En recherchant sa
Lillian, Doux William compte, explore le rapport à l’existence à travers les mathématiques, l’épreuve du quantifiable et de l’immatérialité. Des caractères (characters) se multiplient, se comptent, formant un jeu où les nombres avalent la narration, un jeu où les chiffres sont cosmogonie du monde .Un poème sur le temps, sur l’Un et le Tout,
«Je veux rentrer dans les choses. Je crois à l’abstraction dans la mesure où elle me permet de m’approcher de la réalité»
Alberto Giacometti
EMMA MORIN
Formée au violon, à la danse, elle commence à travailler au théâtre avec Madeleine Marion, Dominique Frot et Christian Rist. Invitée en résidence dans le cadre des rencontres pluridisciplinaires du Domaine de Kerguéhénnec, elle propose des lectures in situ et participe à différentes réalisations – pièces sonores, diaporama, expositions, films. Elle s’intéresse alors à la question de l’oralité, aux écritures non théâtrales comme celles de Louis-René Des Forêts ou Alberto Giacommetti…
Pour France Culture elle enregistre trois ateliers de création radiophonique consacrés à Dante, Tarkovski, et Le Corbusier.
En 2005, elle crée avec le danseur Sylvain Prunenec et Christian Rist, Rimbaud illuminations, à la scène nationale de Bourges, puis s’engage avec le collectif KO.Com pour deux créations entre Marseille, Malte et Charleroi Danse.
Elle poursuit par ailleurs sa collaboration avec le compositeur danois Mikael Nyvang (Te quiero, Vers l’arête) et enregistre pour Sébastien Roux Revers ouest, l’usine LU/Nantes.
Avec Philippe Grandrieux elle tourne « Grenoble », installation sonore et visuelle.
En 2007 elle rejoint le collectif « Les Possédés » dirigé par Rodolphe Dana pour la tournée du « Pays Lointain » de Jean-Luc Lagarce.
Accueillie en résidence à La Fonderie/Le Mans elle y crée « Listen to Me, une pièce avant les actes », de Gertrude Stein, joué au théâtre de la Bastille/Paris, puis à Saragosse, Pau, au théâtre Garonne/Toulouse, à Nîmes.
Parallèlement, elle réalise pour l’artiste Julien Bismuth des performances tant corporelles que sonores (Galerie Valois/Paris 2009, CAC La ferme du Buisson/Noisiel), et propose une lecture d »’Un léger défaut d’articulation » de Stéphanie Chaillou – Maison de la Poésie de Nantes.
En 2011 elle crée « Nothing to do » – textes de Pascalle Monnier -La Fonderie/Le Mans, théâtre de Nîmes, Garonne/Toulouse, La Bastille/Paris.
De 2012 à 2014 elle assiste ensuite Pierre Meunier à la dramaturgie de « Du fond des gorges », et joue pour lui « Molette » de Molin Molette .
Récemment elle intervient en atelier au centre pénitentiaire de Nîmes, quartier des hommes, avec Poèmes de Samuel Beckett.

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